Tuesday, March 24

-Come away with me. -And live on what ? -Love.

- Raconte moi ta vie.
- Wahou, c'est vague ça. Tu veux savoir quoi ?
- Je ne sais pas, ce que tu veux.

Raconte-moi d'où tu viens, raconte moi où tu vas. Raconte-moi tes rêves, ce qui te pousse à te lever le matin, ce et qui t'endort le soir. Raconte-moi comment l'escrime est devenu le centre de ta vie. Raconte-moi ces week-ends de compétition, lorsque tu pars aux quatre coins de la France avec tes copines, celles que tu ne m'as pas présenté. Raconte-moi tes craintes, celles qui te font trembler, les mots qui ne faut pas dire, les blagues qui ne sont pas drôles. Dis-moi qui tu es vraiment derrière ces murs de poussière que tu te crées, celui que tu crois être du moins. Raconte-moi comme tu l'es devenu, comment tu es devenu celui que j'ai devant moi. Raconte-moi ton enfance, comment tu as grandi, l'éducation que tes parents ton donné. Raconte-moi l'absence de ton père. Raconte-moi l'histoire de ta famille. Parle-moi des non-dits, de la peur de décevoir. Raconte-moi ces histoires que chacun garde au fond de soit, d'une insouciance à jamais perdue. Raconte-moi l'amour que tu portais pour ta mère quand tu étais enfant, étais-tu amoureux d'elle ? C'est tellement mignon, un petit garçon amoureux de sa maman. Parle-moi de ton premier amour, la couleur de ses cheveux, de ses yeux, sa manière d'embrasser. Raconte-moi votre histoire, la façon dont ça a commencé, le temps qu'il a fallu pour que ça se réalise. Parle-moi de ces sentiments qui étaient nouveaux. Raconte-moi la fin, ce que tu as ressentis, explique-moi tes raison, ses raisons. Parle-moi de ces nuits d'insomnie, lorsque tu m'appelles pour ne pas être le seul éveillé, à quoi penses-tu ? Parle-moi de ce qui t'arrache aux rêves. Pleure, je sécherais tes larmes. On est plus fort à deux. Mais trois est un nombre maudit. On arrive à rien ensemble, je suis de trop, au milieu de vous deux, au milieu de votre amitié. Chacun doit faire un choix aujourd'hui, l'amitié, ou l'amour. Explique-moi la vision que tu as de ces deux sentiments, parle-moi de celui que tu privilégies. N'aie pas peur, je t'écouterai sans dire un mot, j'acquiescerai sans bruit, je ne te jugerai pas. Jamais. Je boirai tes paroles, jusqu'à m'en imbibée. Je veux te connaître jusqu'au bout des doigts. Je veux savoir comment tu penses, comme tu réagis à la vie. Je veux pouvoir tout anticiper. Je ne veux plus rêver de quelqu'un que j'imagine à moitié ; je veux rêver de toi, je veux rêver avec toi. Après je partirai, je vous laisserai tranquilles, tous les deux. Je garderais au fond de moi ce que tu m'as donné, je vivrais avec toi, le temps que la blessure se referme. En t'ayant dans la peau, je guérirai plus rapidement. Aimer, c'est si compliqué. Une question de timing, surtout. Ne pas se louper, être prêt. S'aimer d'abord, aimer l'autre ensuite. Que rien ne vienne gâcher des sentiments naissants. La tristesse est à chasser. Ne pas se reposer sur ces acquis. Jamais. Même une fois la passion installée. La vie a toujours un lot de surprise à dévoiler, il faut être disposé à faire face, à tout, à n'importe quoi, sinon ça ne fonctionne pas. L'un part, ou l'autre le chasse. Aimer, c'est souffrir, toujours. Si on aime sans souffrir c'est qu'on n'aime pas. Pour aimer, il faut être deux, pas plus, pas moins. Les amis n'ont rien à faire là, il ne faut rien mélanger. Un meilleur ami amoureux de la copine de l'autre, et c'est la copine qui part.
Alors raconte-moi ta vie, une dernière fois. Fais-moi rire, fais-moi frissonner, fais-moi pleurer. Après je m'en irai.

3 comments:

Anonymous said...

"S'aimer d'abord, aimer l'autre ensuite", exactement d'accord, c'était d'ailleurs le sujet d'un de mes derniers vomis. Est-ce que tu m'appellerais Tarée si je te disais qu'en ce moment je suis comme toi: j'ai peur pour mes notes, je les voie chuter par moment et ça me terrifie?

Personnellement je crois que je préfère ne pas connaître chaque recoin de l'existence de l'autre. Pas tout de suite, en tout cas. Peut-être à cause d'une peur d'engagement ou peut-être que j'esquive la routine. En tout cas tu m'as beaucoup inspirée :). Je vais essayer de concrétiser mon idée. Je t'aime.

Ps: la réplique de Slumdog millionaire t'as beaucoup marquée ;).

Anonymous said...

Ah bé c'est moi qui vais te dire le contraire quant à l'idée de ne pas faire comme les autres. J'ai toujours approuvé ces choses là. & Je suis entièrement d'accord sur le fait que le changement de coupe est un nouveau départ.
Je t'aime <3

Anonymous said...

Si ce texte te plaît, il faut que tu te remercies toi. Sur ce coup c'est grâce à toi. Que j'ai eu cette idée.
En tout cas si tu assures que je ne sais pas ce que c'est de ne pas avoir de talents, je ne trouverai certainement JAMAIS les explications du non-talent sur ton blog. L'ironie du sort me laisse un sourire en coin: au moment même ou je te laisse un commentaire j'écoute la chanson de NOTRE prénom. Et oui "Mathilde est revenu!" :). Ne t'en fais pas pour le 11, on trouvera une solution. Au pire on peut toujours décalé ce souhait d'une semaine ou deux. Voilà si longtemps que l'on patiente. Je propose un suicide collectif pour niaiseries alors parce que je te mets au défi de trouver quelqu'un qui n'a JAMAIS, au grand jamais effleuré la niaiserie du bout de la langue. Je peux te faire une confession? Un truc qui, pour sa part, touche le fond? (silence. Tu as l'air d'accord.) Quand je t'écoute te plaindre au sujet de Vincent quelque part je t'envie. J'aimerai qu'un mec rassemble temps de qualités qui me plaisent que je n'arriverai plus à le lâcher (du regard). Oh oui, il y en a. Ils sont beaux, grands et idéaux. Ils sont soient bel et bien réels mais m'ignorant soit ils ne sont que le fruit de fantasme. J'ai peur des rêves brisés au point où je préfère me les casser d'avance. Ca c'est niait et triste, accessoirement. Pour elle, je vais lui parler faire ce que je peux. Mais, il faut se méfier, toujours.

<3