Friday, May 15

If it's a broken part, replace it. But, if it's a broken heart then brace it. If it's a broken heart then face it. - J. Mraz

Je t'aimais, tu sais. J'aimais ta bouche ; j'aimais tes yeux. J'aimais la façon dont tu me regardais quand je me rhabillais, avec ce petit sourire narquois au bout des lèvres qui en redemandait. J'aimais t'entendre me murmurer à l'oreille que j'étais belle, lorsque je contemplais trop longtemps mon reflet dans le miroir ; tu me déposais ensuite un baiser dans le cou : c'était le signal de départ, bien plus valorisant qu'un "on va être en retard" lancé de l'autre bout de l'appartement. J'aimais la courbe de ta clavicule. J'ai aimé New York avec toi, me promener sur Time Square ma main dans le tienne, partager un hot dog, t'embrasser en plein Central Park ; je t'aimais tellement ces jours-là. Je t'aimais encore quand je suis parti, mais plus assez pour rester ; j'avais besoin de changement ; j'ai toujours besoin que tout change, je fuis la routine.
Je t'aime encore, un peu, parfois. Je t'aime quand je pense à New York, au miroir, à tes clavicules.

Alors je passe devant chez toi, chez nous, et je te regarde vivre de l'autre côté de la fenêtre ; je t'ai toujours dit qu'il fallait des rideaux pour la fenêtre de la cuisine. J'ai pensé plusieurs fois à te rendre une visite, mais une boule dure au fond de l'estomac me l'a empêché à chaque fois. Je sais que tu m'aimais ; je sais que l'amour entraine la haine lorsqu'il disparait ; je sais que ta réaction sera violente. Je sais que ce départ a été la pire décision que j'ai pu prendre ; j'en ai payé les conséquences bien plus tard, bien trop tard. Trop tard pour revenir, trop tard pour repartir.

Je t'aime, tu sais.

1 comment:

Anonymous said...

Le risque du choix.