Tuesday, March 17
He's selfish
Tu n'as rien compris. Malgré tout le temps qu'on a passé ensemble depuis notre rencontre, tu n'as encore rien compris, rien vu. Trop occupé par ton nombril, tu n'as même pas vu mes yeux mouillés quand tu l'embrasses, quand tu parles d'elle, quand tu me racontes votre vie. J'ai été nulle une fois, tu l'es depuis. Tu n'as pas compris, ça, que je puisse avoir eu peur de ce dont je ne connaissais pas la valeur. T'as tout de suite baissé les bras, on n'en a jamais reparlé. Et maintenant nous sommes devenus si proche, comme frère et sœur presque. Enfin c'est ce que je croyais jusqu'à aujourd'hui, jusqu'à ce que se soit elles qui m'ouvrent les yeux, de force quasiment. Nous ne sommes pas si proche, pas vrai ? Tu ne connais pas ma vie en fait, et je connais encore moins la tienne. Oh bien sur quelque fois c'est génial ces moments de gaminerie, à se dessiner dessus, à se chatouiller, se battre au milieu des couloirs, certains même y voient le futur couple, et je ris jaune au fond de moi. Peut-être que le passé convient mieux ici, mais, tu vois, j'ose encore espérer que tu te réveilleras, que tu lèveras les yeux, qu'ils se décolleront de ton nombril, que tu commenceras à essayer de comprendre ce que peuvent ressentir les autres, parce que tu le dis si bien, l'espoir fait vivre, même si je ne suis pas d'accord, et que c'est plutôt la mort, une fois encore, qu'il représente ici, la mort d'un nous qu'on n'a jamais été, mais que j'ai toujours voulu, c'était une erreur peut être, mais maintenant j'ai du mal à enterrer tout ça, tous ces moments qui paraissaient ambiguës au premier coups d'œil, mais qui étaient très claires en fin de compte, c'est juste moi qui voulais les voir comme ça. Je donnerais tant pour retourner ce week-end d'automne qui aurait pu changer ma vie, ou du moins l'année suivante, lorsque l'Australie pointait le bout de son nez comme nouvelle maison, et que tu as été désolée de cette conversation que je me refuse toujours de comprendre, que je préfère garder comme ambiguë, une nouvelle fois, pour ne pas m'en vouloir d'avoir laisser passé La Chance. Et voilà que tu l'embrasses maintenant, voilà que même les repas ne se font plus ensemble, que tu pars sans explication chaque fois que tes yeux se posent sur elle. J'aurais dû deviner que ça se terminerais ainsi, que je serais jalouse, que tu ne le verrais toujours pas. Et puis que j'embrasserais Matthéo à la fête où il m'avait invité, après que je l'ai bousculé malencontreusement à la bibliothèque.
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3 comments:
Ne serait-il pas selfish que tu voulais employé dans le titre plutôt? Je détaillerai un commentaire plus intéressant, plus tard, si j'y arrive encore. Pour l'instant le concours de demain m'appelle aux dernières révisions.
Juste une question, Le Réel, Vincent, sort-il vraiment avec une fille? Je t'embrasse et t'aime. A un point. Si tu savais <3.
je crois que tu as besoin de vacances, loin de tout ça. :-)
et je comprends.
Je t'aime
Ah Gaby, elle tu la comprends? :P (je marronne xD) Le 9, j'extériorise mon côté hippie et toi? Je ne t'en veux pas si tu le lis plus tard, mais je vois pas en quoi il faut être intelligent. Enfin..
Je t'aime
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